Binawers
Message posté... : ven. 15 sept. 2023 13:51
Bonjour à tous,
Je m'appelle Mireille, j'aurai dans quelques jours 57 ans, je suis mariée et maman de 3 grands enfants et mamie d'une petite Déline. Je réside près de Versailles.
Je ne travaille plus mais j'avais moult activités sur la base aérienne comme les sorties culturelles, diverses activités comme les pysankas (art polonais consistant à peindre sur des œufs), club de cuisine etc.
Je suis très cambrée, j'ai pratiqué le karaté étant jeune surtout en combat. J'ai eu 3 grossesses avec césarienne et de très gros bébés de 4 kg que j'ai beaucoup porté sur la hanche...et de là a commencé les problèmes de douleurs lombaires gênantes.
J'ai tant bien que mal supporté mon dos car étant hyperlaxe, je pense que ce dernier devait s'arranger évitant de grosses crises.
Mais un jour je fus rattrapée par la patrouille, car ayant eu des douleurs lombaires chroniques au niveau du coccyx depuis toutes ces années mon docteur me proposa de passer un IRM du rachis lombaire. Les douleurs restaient acceptables avec le coussin pour coccyx et grâce au fait que je sois hyperlaxe.
2008 : discopathie dégénérative en L4 L5 le docteur m'a juste expliqué ce que cela signifiait.
J'ai consulté moult ostéopathes mais je n'ai jamais ressenti le moindre mieux alors j'ai arrêté. De part ma cambrure importante j'ai toujours eu tendance a projeter la tête en avant afin de soulager le dos.
Jeudi 31 août, en soirée,je ressens une douleur différente, j'ai bien mal aux lombaires, mais cela irradie dans la fesse gauche et dans la jambe, de plus les douleurs sont fortes et m'oblige à me mettre au lit. On sert des dents, un tramadol et une partie de la nuit se passe... vers 4 heures du matin, je sens des picotements dans la jambes, des engourdissements allant vers le pied. Je m'inquiète car je n'ai jamais eu cela.
Vendredi 1er je téléphone à mon médecin mais comme il n'est pas là sa confrère me donne un rendez-vous pour midi.
Je ne sens plus mon gros orteil, je ne panique pas mais je pense qu'une prise de cortisone va s'imposer.
Lorsque je lui exposé les symptômes, elle demande de retirer le haut de mes vêtements et le m'osculte et je vois son visage se figer.
Elle me dit d'aller aux plus vite passer une IRM en urgence, écrit un courrier. Avec mon mari on s'exécute.
Discopathie L5-S1 avec profusion discale focale paramédiane, postéro latérale et intraforamidale gauche avec conflit disco radiculaire avec la racine émergente de S1 (intracanalaire) et avec la racine L5 gauche (intraforamidale).
remaniement lombarthrosique avec ostéophytose marginale et anomalie en miroir de l'os sous chondrale des plateaux vertébraux de L4 L5 et L5 S1 Modic 2.
Arthrose inter apophysaire postérieure bilatérale étagée.
Arrivée chez le docteur, elle passe plus de 45 minutes a appeler la grande garde de neuro chir, les Urgences Rachid des hôpitaux des environs où je réside dans aucun résultat, même le SAMU centre 15 ne peut me prendre, aucune possibilité de prise en charge.
L'interne de chir du rachis de l'HEGP a bien confirmé le caractère très urgent de ma prise en charge afin d'éviter des séquelles.
Elle me dit de me rendre directement avec l'IRM et son courrier aux Urgences de la Salpêtrière malgré les 1h15 de route.
Prise en charge immédiate à la Salpêtrière urgences et je devais être opérée le samedi en début d'après midi. Mon pied est engourdi ainsi que le côté extérieur de mon mollet.
Diagnostic :
Déficit neurologique sur hernie discale L5 S1 gauche
Laminectomie L5 + Recalibrage unilatérale L5S1 et cure de hernie discale
Sciatique paralysante L5 gauche avec paresthésie - Déficit L5 gauche 2/5
Hypoesthésie L5 gauche
Samedi 1er septembre 2023
J'ai pris une douche à la betaine et j'attends... on m'annonce vers 9 heures que je passerai plutôt dans l'après midi car urgence vitale en cours, c'est normal.
Je commence à ressentir des douleurs lancinantes et vives dans le pied et sur le mollet, on me donne une ampoule de acupan. Deux heures après rien et une douleur qui devient presque insupportable comme si mon mollet, ma cheville et le pied étaient écrasées comprimées entre des planches sans jamais se calmer, j'ai le cœur qui bat fort, j'ai soif pas bu depuis la veille et c'est la canicule à Paris...
L'infirmière me dit qu'il y a eu une autre urgence vitale arrivée en hélicoptère et me donne de la morphine à faire fondre sous la langue, ouf je vais pouvoir souffler mais je ne passerai qu'après, soit vers 20 heures.
La morphine n'agit pas et j'ai du mal à supporter cette douleur écrasante, on me donne encore de la morphine en LP avec un Doliprane, rien, rien ne fonctionne !!!! J'hurle dans l'oreiller c'est intenable Même lors de mon abdominoplastie avec plaque je n'ai jamais ressenti telle souffrance mais je tiens bon.
3 heures du matin, mon mari appelle de la maison toutes les heures les infirmières depuis 23 heures, et le docteur arrive et me dit que je serai opérée que demain après une prothèse de jambe et me demande où en est la paralysie. Elle arrive à mi cuisse et je ne sens plus rien, je fais un malaise devant le docteur car la peur, la douleur, l'angoisse me submerge, je vais être incontinence et en fauteuil !!!
A mon réveil le docteur écoute min cœur et là il me dit que je passe donc dimanche mais en premier en urgence absolue.
Je fais une sciatique paralysante et hyperalgique et le cœur montre des signes de souffrance.
Dimanche 2 septembre intervention à 9h50
*Décompression postérieure par fenestration unilatérale gauche et discectomie L5S1
*Résection du ligament interlamaire
*Résection de la partie inferieure de la lame L5 et de la partie supérieure de S1
*Résection du ligament jaune pour exposer le fourreau duralde la racine S1
* la racine est reclinée médialement est violette
*Visualisation de la hernie comprimant la racine
*incision du ligament commun vertebral posterieur et résection de la hernie
*Complément de discectomie
* vérification absence de fragments au
crochet
* réalisation d'un cliché de profil à l'amplificateur de brillance avec instrument dans espace discal
*Lavage
* en fin d'intervention la racine préalablement comprimée est libre
* dose de Floseal
Retour en chambre en pleine forme, pas de douleur mais avec le pied comme dans un sac de glace pilée et plein de fourmillements de piqûre. Mollet extérieur comme du carton.
Lundi 3 septembre
Je n'ai pas vu le chirurgien, juste 5 minutes l'interne qui me dit que mon pied reviendra peut être et qu'elle ne sait pas quand, qu'il me faut un kiné a domicile le plus vite possible, une orthese.
L'infirmière m'enlève le Redon drain et hop vous rentrez chez vous !! Oui mais comment je ne peux pas marcher je ne tiens pas debout...
Elle appelle une ambulance
La kiné me montre quelques exercices, 10 minutes montre en main, le fait marcher avec le déambulateur, je vais aux commodités uriner. Et me dit qu'elle ne peut pas savoir si je pourrais récupérer mon pied mollet rapidement ou pas...
On me donne mon dossier avec ordonnance et bon retour. J'ai pendant 5 jours des anti inflammatoire, comprimé pour l'estomac, de l'acupan toutes les 8 heures, Doliprane toutes les 6 heures et tramadol si douleurs intenses.
Mardi 4 septembre à lundi 11
Je me déplace à la maison avec le déambulateur sans aucune douleur sauf les paresthésies désagréables, mais aucun équilibre autrement.
Lundi 11 septembre au soir les douleurs reviennent dans le mollet et le long du mollet qui est en carton.
Je prends avant de me coucher un tramadol car ça lance assez fort 7/10 et 3 heures après un Doliprane. J'ai pu dormir relativement bien.
Aujourd'hui mardi 12 septembre
Malaise en faisant ma toilette sur chaise haute dans la douche. Mon mari me presse pour que je m'allonge, douleurs modérées mais bien présentes 4 sur 10. Je prends un Doliprane, mange un peu.
J'ai pris un anti inflammatoire de la prescription car je pense être en phase d'inflammation.
J'ai téléphoné jeudi 14 septembre au chirurgien que je n'ai jamais vu en post opératoire et lui ai exposé mon cas, pour lui, si je n'ai pas eu de douleurs intenses brutales que rien ne calme il faut que je retourne le voir en urgence car il y a risque de morceaux résiduels.
Comme ce n'est pas le cas, il me propose de reprendre les anti-inflammatoires, protecteur gastrique et Doliprane 1000 si douleurs supportables ou un tramadol si douleurs intenses.
Il m'a dit que la racine était violette donc il y a une forte inflammation du nerf ce qui explique les douleurs dans la fesse et dans la jambe donc patience.
Voilà mon parcours le plus détaillé et clair possible.
J'ai peur des récidives, voir de la fibrose qui n'est pas toujours bien expliqué. J'ai ai peur de ne pas remarcher, j'ai peur de me retrouver confrontée aux urgences après l'épisode Dantesque que j'ai vécu...
Désolée pour le pavé mais je voulais être la plus concise possible afin d'aider ceux qui comme moi n'ont eu aucune explication.
Bravo pour ce forum, c'est un puits d'informations
Je m'appelle Mireille, j'aurai dans quelques jours 57 ans, je suis mariée et maman de 3 grands enfants et mamie d'une petite Déline. Je réside près de Versailles.
Je ne travaille plus mais j'avais moult activités sur la base aérienne comme les sorties culturelles, diverses activités comme les pysankas (art polonais consistant à peindre sur des œufs), club de cuisine etc.
Je suis très cambrée, j'ai pratiqué le karaté étant jeune surtout en combat. J'ai eu 3 grossesses avec césarienne et de très gros bébés de 4 kg que j'ai beaucoup porté sur la hanche...et de là a commencé les problèmes de douleurs lombaires gênantes.
J'ai tant bien que mal supporté mon dos car étant hyperlaxe, je pense que ce dernier devait s'arranger évitant de grosses crises.
Mais un jour je fus rattrapée par la patrouille, car ayant eu des douleurs lombaires chroniques au niveau du coccyx depuis toutes ces années mon docteur me proposa de passer un IRM du rachis lombaire. Les douleurs restaient acceptables avec le coussin pour coccyx et grâce au fait que je sois hyperlaxe.
2008 : discopathie dégénérative en L4 L5 le docteur m'a juste expliqué ce que cela signifiait.
J'ai consulté moult ostéopathes mais je n'ai jamais ressenti le moindre mieux alors j'ai arrêté. De part ma cambrure importante j'ai toujours eu tendance a projeter la tête en avant afin de soulager le dos.
Jeudi 31 août, en soirée,je ressens une douleur différente, j'ai bien mal aux lombaires, mais cela irradie dans la fesse gauche et dans la jambe, de plus les douleurs sont fortes et m'oblige à me mettre au lit. On sert des dents, un tramadol et une partie de la nuit se passe... vers 4 heures du matin, je sens des picotements dans la jambes, des engourdissements allant vers le pied. Je m'inquiète car je n'ai jamais eu cela.
Vendredi 1er je téléphone à mon médecin mais comme il n'est pas là sa confrère me donne un rendez-vous pour midi.
Je ne sens plus mon gros orteil, je ne panique pas mais je pense qu'une prise de cortisone va s'imposer.
Lorsque je lui exposé les symptômes, elle demande de retirer le haut de mes vêtements et le m'osculte et je vois son visage se figer.
Elle me dit d'aller aux plus vite passer une IRM en urgence, écrit un courrier. Avec mon mari on s'exécute.
Discopathie L5-S1 avec profusion discale focale paramédiane, postéro latérale et intraforamidale gauche avec conflit disco radiculaire avec la racine émergente de S1 (intracanalaire) et avec la racine L5 gauche (intraforamidale).
remaniement lombarthrosique avec ostéophytose marginale et anomalie en miroir de l'os sous chondrale des plateaux vertébraux de L4 L5 et L5 S1 Modic 2.
Arthrose inter apophysaire postérieure bilatérale étagée.
Arrivée chez le docteur, elle passe plus de 45 minutes a appeler la grande garde de neuro chir, les Urgences Rachid des hôpitaux des environs où je réside dans aucun résultat, même le SAMU centre 15 ne peut me prendre, aucune possibilité de prise en charge.
L'interne de chir du rachis de l'HEGP a bien confirmé le caractère très urgent de ma prise en charge afin d'éviter des séquelles.
Elle me dit de me rendre directement avec l'IRM et son courrier aux Urgences de la Salpêtrière malgré les 1h15 de route.
Prise en charge immédiate à la Salpêtrière urgences et je devais être opérée le samedi en début d'après midi. Mon pied est engourdi ainsi que le côté extérieur de mon mollet.
Diagnostic :
Déficit neurologique sur hernie discale L5 S1 gauche
Laminectomie L5 + Recalibrage unilatérale L5S1 et cure de hernie discale
Sciatique paralysante L5 gauche avec paresthésie - Déficit L5 gauche 2/5
Hypoesthésie L5 gauche
Samedi 1er septembre 2023
J'ai pris une douche à la betaine et j'attends... on m'annonce vers 9 heures que je passerai plutôt dans l'après midi car urgence vitale en cours, c'est normal.
Je commence à ressentir des douleurs lancinantes et vives dans le pied et sur le mollet, on me donne une ampoule de acupan. Deux heures après rien et une douleur qui devient presque insupportable comme si mon mollet, ma cheville et le pied étaient écrasées comprimées entre des planches sans jamais se calmer, j'ai le cœur qui bat fort, j'ai soif pas bu depuis la veille et c'est la canicule à Paris...
L'infirmière me dit qu'il y a eu une autre urgence vitale arrivée en hélicoptère et me donne de la morphine à faire fondre sous la langue, ouf je vais pouvoir souffler mais je ne passerai qu'après, soit vers 20 heures.
La morphine n'agit pas et j'ai du mal à supporter cette douleur écrasante, on me donne encore de la morphine en LP avec un Doliprane, rien, rien ne fonctionne !!!! J'hurle dans l'oreiller c'est intenable Même lors de mon abdominoplastie avec plaque je n'ai jamais ressenti telle souffrance mais je tiens bon.
3 heures du matin, mon mari appelle de la maison toutes les heures les infirmières depuis 23 heures, et le docteur arrive et me dit que je serai opérée que demain après une prothèse de jambe et me demande où en est la paralysie. Elle arrive à mi cuisse et je ne sens plus rien, je fais un malaise devant le docteur car la peur, la douleur, l'angoisse me submerge, je vais être incontinence et en fauteuil !!!
A mon réveil le docteur écoute min cœur et là il me dit que je passe donc dimanche mais en premier en urgence absolue.
Je fais une sciatique paralysante et hyperalgique et le cœur montre des signes de souffrance.
Dimanche 2 septembre intervention à 9h50
*Décompression postérieure par fenestration unilatérale gauche et discectomie L5S1
*Résection du ligament interlamaire
*Résection de la partie inferieure de la lame L5 et de la partie supérieure de S1
*Résection du ligament jaune pour exposer le fourreau duralde la racine S1
* la racine est reclinée médialement est violette
*Visualisation de la hernie comprimant la racine
*incision du ligament commun vertebral posterieur et résection de la hernie
*Complément de discectomie
* vérification absence de fragments au
crochet
* réalisation d'un cliché de profil à l'amplificateur de brillance avec instrument dans espace discal
*Lavage
* en fin d'intervention la racine préalablement comprimée est libre
* dose de Floseal
Retour en chambre en pleine forme, pas de douleur mais avec le pied comme dans un sac de glace pilée et plein de fourmillements de piqûre. Mollet extérieur comme du carton.
Lundi 3 septembre
Je n'ai pas vu le chirurgien, juste 5 minutes l'interne qui me dit que mon pied reviendra peut être et qu'elle ne sait pas quand, qu'il me faut un kiné a domicile le plus vite possible, une orthese.
L'infirmière m'enlève le Redon drain et hop vous rentrez chez vous !! Oui mais comment je ne peux pas marcher je ne tiens pas debout...
Elle appelle une ambulance
La kiné me montre quelques exercices, 10 minutes montre en main, le fait marcher avec le déambulateur, je vais aux commodités uriner. Et me dit qu'elle ne peut pas savoir si je pourrais récupérer mon pied mollet rapidement ou pas...
On me donne mon dossier avec ordonnance et bon retour. J'ai pendant 5 jours des anti inflammatoire, comprimé pour l'estomac, de l'acupan toutes les 8 heures, Doliprane toutes les 6 heures et tramadol si douleurs intenses.
Mardi 4 septembre à lundi 11
Je me déplace à la maison avec le déambulateur sans aucune douleur sauf les paresthésies désagréables, mais aucun équilibre autrement.
Lundi 11 septembre au soir les douleurs reviennent dans le mollet et le long du mollet qui est en carton.
Je prends avant de me coucher un tramadol car ça lance assez fort 7/10 et 3 heures après un Doliprane. J'ai pu dormir relativement bien.
Aujourd'hui mardi 12 septembre
Malaise en faisant ma toilette sur chaise haute dans la douche. Mon mari me presse pour que je m'allonge, douleurs modérées mais bien présentes 4 sur 10. Je prends un Doliprane, mange un peu.
J'ai pris un anti inflammatoire de la prescription car je pense être en phase d'inflammation.
J'ai téléphoné jeudi 14 septembre au chirurgien que je n'ai jamais vu en post opératoire et lui ai exposé mon cas, pour lui, si je n'ai pas eu de douleurs intenses brutales que rien ne calme il faut que je retourne le voir en urgence car il y a risque de morceaux résiduels.
Comme ce n'est pas le cas, il me propose de reprendre les anti-inflammatoires, protecteur gastrique et Doliprane 1000 si douleurs supportables ou un tramadol si douleurs intenses.
Il m'a dit que la racine était violette donc il y a une forte inflammation du nerf ce qui explique les douleurs dans la fesse et dans la jambe donc patience.
Voilà mon parcours le plus détaillé et clair possible.
J'ai peur des récidives, voir de la fibrose qui n'est pas toujours bien expliqué. J'ai ai peur de ne pas remarcher, j'ai peur de me retrouver confrontée aux urgences après l'épisode Dantesque que j'ai vécu...
Désolée pour le pavé mais je voulais être la plus concise possible afin d'aider ceux qui comme moi n'ont eu aucune explication.
Bravo pour ce forum, c'est un puits d'informations