Ma petite princesse est malade...
Message posté... : lun. 31 oct. 2016 10:45
Je me permets d'ouvrir un sujet sur ma petite fille puisque j'ai cru comprendre que le bistrot est destiné aussi à parler de nos soucis autres que notre dos...
Depuis sa naissance, le 4 Août 2016, Valentina a des problèmes pour s'alimenter. Elle n'a jamais réussi à prendre le sein et ma belle-fille lui a donné son lait les premiers jours au biberon avec un peu plus de succès mais pas vraiment le top non plus. Ma belle-fille a très vite senti que son bébé avait des soucis mais elle a toujours été traitée comme une jeune maman débutante et pas très capable. Valentina était un bébé qui pleurait énormément, parfois des journées entières, très nerveuse, qui dormait peu et surtout mangeait très peu, s'étouffait avec les biberons et vomissait souvent. La nuit surtout ses parents constataient qu'elle respirait bizarrement, au point de parfois s'étouffer. Ils l'ont conduite une fois aux urgences la nuit où on leur a dit que tout allait bien et ils ont du rentrer chez eux désemparés mais avec un rendez-vous auprès d'une pédiatre de l'hôpital. Celle-ci a rapidement vu que Valentina avait des soucis, déjà au niveau de la digestion du lait de vache donc dans le doute, elle lui a prescrit un lait sans lactose ni protéines et aussi des traitements contre le reflux, l'oesophagite qui la faisait souffrir. Mais elle a eu de gros doutes car elle trouvait le menton de la petite trop en arrière ce qui entraîne une langue verticale qui reste au fond de la bouche (ma belle fille s'en était rendue compte depuis la mat mais personne ne la prenait au sérieux). Elle évoque alors une maladie rare, le syndrôme de Pierre Robin, dont la petite présente les symptômes hormis la fente palatine. Mais les autres signes décrits par les parents plus ceux qu'elle constate lui font aussi évoquer
une laryngomalacie en raison d'un stridor bien présent et des troubles alimentaires qu'on retrouve dans les 2 pathologies. Elle décide donc de prendre un rendez-vous au CHU de Nancy, à l'hôpital des enfants.
Elle trouve Valentina maigre et dit qu'il faut qu'elle prenne 1kg le prochain mois pour réccupérer sa courbe.
Quelques jours plus tard, des vomissements incohercibles conduisent à nouveau les parents aux urgences où une sténose du pylore est suspectée . Les examens sont rassurants et un essai d'alimentation au lait sans épaississant est tenté et les vomissements s'arrêtent. Après 48h, retour à la maison avec pleins de conseils quand à la façon de coucher la petite pour éviter tout risque, des conseils pour réussir à calmer un peu ce bébé extrêmement tonique, nerveux surtout lors des repas qui sont devenus une vraie bataille tant Valentina se débat. Tout le monde est rassuré, la petite va mieux, commence enfin à boire un peu plus, presque la dose d'un bébé de son âge, à dormir un peu mieux.
Mais très vite c'est de nouveau très difficile de la nourrir, toujours cette réticence de sa part, cette nervosité et ses étouffements, elle prend ses biberons en plusieurs fois et plutôt qu'augmenter les doses comme normalement elle a tendance à les diminuer. Elle ne réclame jamais ses biberons ; ma belle-fille est très angoissée.
Le rendez-vous auprés d'un pédiatre ORL a enfin lieu. A l'oeil nu il constate déjà de gros soucis. Il lui fait une endoscopie très éprouvante pour la petite et les parents. Il trouve une muqueuse complètement inflamée et oedèmatiée par les remontées gastriques mais surtout un larynx en forme d'entonnoir qui confirme la laryngomalacie. Il n'en connaitra la gravité que mercredi en fonction du suivi des repas et du poids que ma belle-fille lui fournira à la prochaîne consultation mais il explique que si la forme est sévère il faudra opérer Valentina et que dans tous les cas, si elle ne prend pas plus de poids elle va être nourrie par sonde naso-gastrique. Cette pathologie rend l'alimentation très difficile pour la petite car elle peut normalement soit manger soit respirer avec un si petit larynx mais comme il faut faire les 2 c'est un effort surhumain pour elle et ceci explique sa nervosité, son mal être et le peu qu'elle ingurgite en un temps très long. C'est une pathologie qui passera d'elle-même s'il n'y a pas d'opération dans les 2 ans le temps que le larynx se mature mais en attendant le moindre rhume est très dangereux pour le bébé et toutes les précautions devront être prises pour qu'elle vive quasiment en vase clos. Plus de sorties dans des lieux publics, interdiction de fréquenter des enfants et les personnes enrhumées devront s'équiper de masques et de gants. Pas de sorties par temps froid etc. Au cas où elle contracte une rhinite elle devra être d'urgence hospitalisée en réanimation, intubée etc...
C'est déjà très dur à avaler mais il en remet une couche en leur annonçant qu'elle a en plus le syndrôme de Pierre Robin. Elle n'a pas de fente palatine mais un palais très mou et son menton très en arrière, la langue qui obstrue le fond de la cavité buccale s'ajoutant au problème du pharynx pour ne rien aider au niveau respiratoire et alimentaire.
Il se veut rassurant mais il y a une étape difficile de 2 ans à passer après laquelle Valentina sera pour lui une petite fille comme les autres.
En attendant nous sommes tous sous le choc, les parents se sont sentis anéantis mais rebondissent et mieux que nous.
C'est pleins de questions qui se posent pour les prochains mois surtout pour ma belle fille qui devait reprendre son travail mi-décembre.
On en saura un peu plus mercredi car la petite va être revue en consultation et son cas étudié par plusieurs spécialités de pédiatres.
Depuis sa naissance, le 4 Août 2016, Valentina a des problèmes pour s'alimenter. Elle n'a jamais réussi à prendre le sein et ma belle-fille lui a donné son lait les premiers jours au biberon avec un peu plus de succès mais pas vraiment le top non plus. Ma belle-fille a très vite senti que son bébé avait des soucis mais elle a toujours été traitée comme une jeune maman débutante et pas très capable. Valentina était un bébé qui pleurait énormément, parfois des journées entières, très nerveuse, qui dormait peu et surtout mangeait très peu, s'étouffait avec les biberons et vomissait souvent. La nuit surtout ses parents constataient qu'elle respirait bizarrement, au point de parfois s'étouffer. Ils l'ont conduite une fois aux urgences la nuit où on leur a dit que tout allait bien et ils ont du rentrer chez eux désemparés mais avec un rendez-vous auprès d'une pédiatre de l'hôpital. Celle-ci a rapidement vu que Valentina avait des soucis, déjà au niveau de la digestion du lait de vache donc dans le doute, elle lui a prescrit un lait sans lactose ni protéines et aussi des traitements contre le reflux, l'oesophagite qui la faisait souffrir. Mais elle a eu de gros doutes car elle trouvait le menton de la petite trop en arrière ce qui entraîne une langue verticale qui reste au fond de la bouche (ma belle fille s'en était rendue compte depuis la mat mais personne ne la prenait au sérieux). Elle évoque alors une maladie rare, le syndrôme de Pierre Robin, dont la petite présente les symptômes hormis la fente palatine. Mais les autres signes décrits par les parents plus ceux qu'elle constate lui font aussi évoquer
une laryngomalacie en raison d'un stridor bien présent et des troubles alimentaires qu'on retrouve dans les 2 pathologies. Elle décide donc de prendre un rendez-vous au CHU de Nancy, à l'hôpital des enfants.
Elle trouve Valentina maigre et dit qu'il faut qu'elle prenne 1kg le prochain mois pour réccupérer sa courbe.
Quelques jours plus tard, des vomissements incohercibles conduisent à nouveau les parents aux urgences où une sténose du pylore est suspectée . Les examens sont rassurants et un essai d'alimentation au lait sans épaississant est tenté et les vomissements s'arrêtent. Après 48h, retour à la maison avec pleins de conseils quand à la façon de coucher la petite pour éviter tout risque, des conseils pour réussir à calmer un peu ce bébé extrêmement tonique, nerveux surtout lors des repas qui sont devenus une vraie bataille tant Valentina se débat. Tout le monde est rassuré, la petite va mieux, commence enfin à boire un peu plus, presque la dose d'un bébé de son âge, à dormir un peu mieux.
Mais très vite c'est de nouveau très difficile de la nourrir, toujours cette réticence de sa part, cette nervosité et ses étouffements, elle prend ses biberons en plusieurs fois et plutôt qu'augmenter les doses comme normalement elle a tendance à les diminuer. Elle ne réclame jamais ses biberons ; ma belle-fille est très angoissée.
Le rendez-vous auprés d'un pédiatre ORL a enfin lieu. A l'oeil nu il constate déjà de gros soucis. Il lui fait une endoscopie très éprouvante pour la petite et les parents. Il trouve une muqueuse complètement inflamée et oedèmatiée par les remontées gastriques mais surtout un larynx en forme d'entonnoir qui confirme la laryngomalacie. Il n'en connaitra la gravité que mercredi en fonction du suivi des repas et du poids que ma belle-fille lui fournira à la prochaîne consultation mais il explique que si la forme est sévère il faudra opérer Valentina et que dans tous les cas, si elle ne prend pas plus de poids elle va être nourrie par sonde naso-gastrique. Cette pathologie rend l'alimentation très difficile pour la petite car elle peut normalement soit manger soit respirer avec un si petit larynx mais comme il faut faire les 2 c'est un effort surhumain pour elle et ceci explique sa nervosité, son mal être et le peu qu'elle ingurgite en un temps très long. C'est une pathologie qui passera d'elle-même s'il n'y a pas d'opération dans les 2 ans le temps que le larynx se mature mais en attendant le moindre rhume est très dangereux pour le bébé et toutes les précautions devront être prises pour qu'elle vive quasiment en vase clos. Plus de sorties dans des lieux publics, interdiction de fréquenter des enfants et les personnes enrhumées devront s'équiper de masques et de gants. Pas de sorties par temps froid etc. Au cas où elle contracte une rhinite elle devra être d'urgence hospitalisée en réanimation, intubée etc...
C'est déjà très dur à avaler mais il en remet une couche en leur annonçant qu'elle a en plus le syndrôme de Pierre Robin. Elle n'a pas de fente palatine mais un palais très mou et son menton très en arrière, la langue qui obstrue le fond de la cavité buccale s'ajoutant au problème du pharynx pour ne rien aider au niveau respiratoire et alimentaire.
Il se veut rassurant mais il y a une étape difficile de 2 ans à passer après laquelle Valentina sera pour lui une petite fille comme les autres.
En attendant nous sommes tous sous le choc, les parents se sont sentis anéantis mais rebondissent et mieux que nous.
C'est pleins de questions qui se posent pour les prochains mois surtout pour ma belle fille qui devait reprendre son travail mi-décembre.
On en saura un peu plus mercredi car la petite va être revue en consultation et son cas étudié par plusieurs spécialités de pédiatres.