Bonjour tout le monde,
Merci beaucoup les filles pour vos gentils messages, je les ai lus hier mais impossible d'y répondre, j'étais incapable de quoi que ce soit toute la journée à part penser, ruminer et faire des âneries.
Même pas fait de marche, j'étais douloureuse, mes jambes sont à nouveau très douloureuses le matin et ma cheville le reste toute la journée, je ne comprends pas trop pour la cheville, je ne vois pas trop le rapport avec les douleurs précédentes ni l'intervention...
Comme si tout allait bien je n'ai fait que des bêtises, voulant tout faire sans demander d'aide, je commence à saturer de me sentir dépendante alors je veux faire moi-même(comme les enfants quand ils commencent à vouloir tout faire). J'ai donc commencé par perdre un chausson, assise sur mon lit et devinant qu'il est dessous, j'essaye de le récupérer avec mon crochet mais rien à faire alors je me penche, je me penche et d'un coup paf ça veut plus pencher, ça doit être les vertèbres attachées, mais alors ouiiiiiiiiiiilllllle ce que ça fait mal après.
Et puis je recommence parce que j'ai décidé que je pouvais aller chercher des trucs dans les meubles bas de la cuisine vu que maintenant j'ouvre les portes et cette fois une bonne rotation pour trouver mon bonheur et de nouveau ça coince, ça fait mal, aie aie aie...j'avais tellement la tête ailleurs que j'étais incapable de m'empêcher de faire tous les mouvements interdits...pourtant la kiné m'avait bien dit que le cerveau les connaitrait bien à force de lui montrer
Alors la marche, je l'ai laissée de côté hier, trop douloureuse.
J'ai quand -même téléphoné au centre de médecine physique de l'hôpital et la secrétaire a été je vraiment adorable avec moi. Au départ elle a commencé à m'expliquer que le problème est qu'il n'y a plus qu'un médecin qui fait les consult avant hospit et que le premier rv qu'elle pouvait me proposer était mi-janvier. lui expliquant que je devrais reprendre le travail avant si possible et qu'habitant près de l'hôpital j'aurais plutôt souhaité venir en hospitalisation de jour, elle m'a dit qu'il y aurait moyen de prendre un raccourci, si mon chirurgien a un certain logiciel il pourrrait m'inscrire et ce serait rapide et sinon qu'il fasse un courrier. Elle m'a dit d'appeler demain sa secrétaire et que si ça pose problème je la rappelle pour qu'elle voit ce qu'elle pourrait faire. Mais voilà aujourd'hui je bloque, je me sens incapable de téléphoner chez mon chir...j'ai l'impression d'être une chieuse qui ne fait qu'appeler pour un oui pour un non...
Pourtant j'ai vraiment l'impression que c'est ce qu'il me faut, je me sens trop perdue, je n'arrive plus à gérer cette histoire de marche avec ou sans béquilles et en plus là bas il y a une piscine contrairement aux kinés de ville. Et puis comme vous m'en parlez toutes je sens que je vais pouvoir travailler beaucoup plus. Elle m'a expliqué que c'est tous les matins ou après-midi.
Clairette38 pour mes IJ, je n'ai cotisé que 6 mois vu qu'avant je travaillais pour mon ex mari sans être déclarée comme beaucoup de conjoints colabo, donc à 6 mois ils vont réétudier mes droits comme ils viennent gentiment de me l'écrire et vu qu'il faut avoir cotisé 12 mois pour continuer à percevoir ben je suis dans le caca...et je ne sais pas au niveau de mon employeur qui complète la sécu par une assurance, si j'aurai encore droit à quelque chose...si seulement j'avais pu continuer à me traîner au boulot encore 6 mois ou me bloquer en portant et être en accident de travail. Le pire est que j'ai eu des grosses alertes au travail, j'ai même fait une chute en voulant protéger une mamie qui chutait pendant sa toilette, l'infirmière qui est venue(il nous est interdit de relever les résidents sans autorisation d'une infirmière) a refusé de relever la mamie toute seule(un poids plume de 40kg..) alors que je serrais les dents de douleurs et sentais mes jambes s'engourdir, lui disant que j'étais incapable de me relever...elle a juste assise la mamie pour que je puisse me relever, mais je souffrais tant que je me suis accrochée à la poignée pour réussir à me mettre debout, je ne sentais plus mes pieds tout était endormi. Quand je me suis sentie plus forte sur mes jambes j'ai pris ma mamie sous les aisselles et l'ai relevée seule pour faire un pied de nez à l'infirmière. J'ai vu mon médecin le lendemain qui m'a dit que c'était trop tard mais que j'aurais du déclarer accident du travail. Je ne savais pas alors que j'avais 48h...et quelques jours plus tard, en réunion de service avec la directrice et l'infirmière cadre j'ai craqué, de m'être sentie tellement prise pour une merde par cette infirmière, mes collègues ont tout déballé et malheureusement il était trop tard et biensûr on m'a reprochée de n'avoir pas prévenu ma hiérarchie. D'ailleurs c'est ce jour que ma cadre m'a mise au repos forcé en me faisant prendre une bonne partie de mes heures sup que j'avais en récupération puis le médecin a enchaîné par de la maladie et je n'ai plus retravaillé....
Sandrine, oui les soucis s'accumulent, c'est la loi des séries et comme tu dis heureusement que notre petit rayon de soleil est là pour illuminer un peu nos journées. Je m'accroche pour elle, pour mes enfants, pour mon chéri et ma petite belette...parce qu'en juin j'ai fait une grosse bêtise et maintenant j'ai compris que tout le monde avait besoin de moi...enfin...et maintenant il y a la princesse Valentina en plus.
Merci ma
Natou972 d'avoir encore été là pour moi hier soir...ma pauvre déjà la veille j'étais soucieuse sur mon travail et tu m'as redonnée la pêche avec Nath.
Je vais expliquer rapidement si j'y arrive pour les personnes qui sont là pour me soutenir et ont le droit de comprendre. A la naissance de ma petite fille début Août, son papy allait mal et n'a pas eu le droit de la voir car les médecins cherchaient son problème, ça a duré 3 semaines avant qu'ils lui annoncent qu'il est atteint d'un cancer du poumon. Mes enfants qui étaient déjà très inquiets pour moi vu qu'en même temps j'ai su que j'allais être opérée, ont été terriblement inquiets voire perdus...leur papa les a rassuré, ce n'étais pas un cas grave et par sécurité il aurait un peu de chimio...puis il a été question d'intervention pour retirer la tumeur. Il a déjà été hospitalisé pour de nouvelles biopsies et ils lui ont retiré le cathéter destiné à la chimio. Là il a appris que son coeur allait très mal(il avait fait 2 infarctus il y a quelques années) et qu'il ne pourrait sans doute pas supporter une opération. Il a annoncé à mes enfants que finalement à Verdun ils avaient dramatisé, qu'il n'avait même pas besoin de chimio etc..sauf qu'hier matin mes enfants ont appris par le pneumologue qu'il s'est mis tout ça dans la tête mais qu'en fait le cathéter a été retiré parce qu'une chimiothérapie le tuerait, et qu'il n'y a plus que 2 solutions : le laisser vivre le temps qu'il pourra sans traitement anti-cancéreux ou tenter l'intervention, une lobectomie qui le sauverait du cancer mais il y a peu de chance qu'il survive à l'intervention, son coeur n'ayant plus que 20% de capacité. Donc il va y avoir un choix à faire entre les médecins, mes enfants et leur papa qui n'a rien compris, ou n'a pas voulu comprendre et fait un déni, ça va être très dur, mes enfants sont effondrés, je suis là, et je ne peux que les soutenir du fond de mon lit...leur papa je ne peux malheureusement pas l'aider moralement il ne veut plus entendre parler de moi
Alors oui la convalescence c'est déjà pas facile mais quand tout s'en mêle...et je ne suis pas à plaindre car je me dis que je n'ai rien finalement, je suis juste en train de me retaper....
Excusez moi pour ce grand papotage, je ne sais pas si c'est bien sa place d'ailleurs pour ceux qui viendront par la suite et n'auront pas vraiment envie de connaître les à côté de la convalescence...
A toute une très bonne journée, je vais me motiver tout en essayant de remonter le moral à ma petite tribu...
