Bonsoir,
Oui ce silence ne laissait pas présager de bonnes nouvelles

Je ne suis pas un bon exemple de réussite pour cette opération et j'ai du mal à apporter de l’optimisme par ici étant donné que j'en manque énormément et que je vois la vie pas franchement en rose.
Mon chirurgien a fait son taf, tout est place donc il "délègue" en quelque sorte. Il m'a bien expliqué que j'étais un cas à part, que ces douleurs étaient liées au fait qu'elles étaient là depuis tellement longtemps que mon cerveau s'est imprégné de cette douleur. Donc je connais la théorie, maintenant en pratique c'est plus difficile à gérer. Les médicaments ne fonctionnent pas, j'ai finalement arrêté le trama*ol et le lyrica. Le médecin qui me suit au centre anti-douleur me propose à la place de la lamaline (je connaissais mais je ne me souvenais plus des effets que ça avait sur mes douleurs, donc je teste quelques mois). Pour le moment, pas d'effet. Je dois faire attention au dosage du paracétamol à côté car il y en a dans lamaline. Je continue les anti-dépresseurs (en même temps, ça fait un an et demi que j'en prends). Je prends du magnésium et de quoi remonter mon taux de vitamine D mais rien de méchant non plus. Etant donné que mes douleurs sont chroniques, même intenses, on ne peut pas me donner plus. On oublie la morphine et même l'acupan, on m'a expliqué que c'étaient pour des douleurs très intenses. Ceci dit, moi perso, les douleurs sont hyper intenses TOUT LE TEMPS mais encore une fois, je ne peux pas prendre de l'acupan tous les jours. Je tourne en rond...
A côté de ça, je continue de faire de la yoga-thérapie mais depuis un mois ou deux, je ne vais plus à la piscine (aquagym ou aquabike). J'ai perdu ma copine de sport (qui a des soucis au genou) et je n'arrive pas à me motiver pour y aller seule... je continue la kiné une fois par semaine également.
Même le médecin du centre anti-douleur est démuni dans mon cas, elle me dit très bien que c'est compliqué de traiter des douleurs chroniques et tout ce que j'entends, sans cesse, c'est garder espoir, être positif etc... croire en sa guérison... plus facile à dire qu'à faire!
J'ai eu une crise aigüe la semaine dernière, mon dieu c'était horrible! (j'étais en classe en plus) Retour en arrière à quelques mois post-op, je ne pouvais plus marcher, monter/descendre de ma voiture, monter les escaliers, pousser une porte, je ne pouvais plus rien faire... c'est passé au bout de 3-4 jours. C'est compliqué car la semaine suivante, j'ai commencé à angoisser à l'idée de retourner à l'école et de peut-être revivre cette douleur, cette journée. Du coup, je ne suis pas allée travailler, j'étais hyper angoisée, j'ai somatisé à fond. Ca m'énerve! Mon corps et ma tête m'en font voir de toutes les couleurs

Et puis, à côté je dois gérer mes soucis persos (mes soucis avec ma famille), je continue de voir ma psy mais c'est difficile et au final tout ça, c'est lourd.
Voilà quoi... je sais que je n'ai pas encore atteint le stade des 2 ans, mais c'est dur de voir le positif. Je suis parfois jalouse de voir à quel point cette opération a été une réussite et un renouveau pour beaucoup

(et j'ai honte de penser ça...)
Merci pour vos mots en tout cas...
Edit: et pour répondre à la question, oui je travaille à mi-temps thérapeutique. Les journées sont difficiles mais j'ai une classe sympa donc je ne m'épuise pas à faire de la discipline. Après, mes collègues prennent mes récrés donc je peux rester en classe, c'est chouette. J'ai amené un tapis de lutte dans ma classe comme ça je peux m'allonger dès que j'en ai besoin. Et depuis quelques jours, j'apporte aussi mon tens...